The Wee

Tour du Luxembourg en rando

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Rando 2016


Itinéraire


13 mars -- The Day After

Fauteuil devant l'auberge de jeunesse de Remerschen ;-)


Comme je voulais depuis le départ garder le blog de mon Wee 2016 dépouillé, j’ai tenté de limiter mes commentaires à ce que je percevais comme le parfum dominant de l’étape.

Et comme rien n’a de fin, je pense ce que serait bien de faire de cette première étape “au-delà”, un lancement de regards furtifs au-dessus de l’épaule.

Alors voici quelques notes concernant ce tour de Luxembourg – “mon” Wee 2016.

Ce tour n’a rien à envier à bien d’autres randonnées européennes. J’en ai faites quelques unes, dans les Vosges, les Alpes et la Drôme, en Irlande aussi. J’ai été à Compostelle. Et hier en bouclant, j’ai eu des larmes aux yeux. C’était une aventure – vraiment – exceptionnelle, alors que tout ce que j’ai fait était de sortir de chez moi à pied et d’y revenir à pied après 12 jours de marche. Je n’ai pas eu besoin de partir dans les Vosges, les Alpes, la Drôme ni à Compostelle. L’aventure est sur le pas de ma porte. Ce que je dis là n’est pas exagéré, je ne suis pas dans le “nation branding”. Mais croire que parce que c’est le petit Luxembourg il n’y a rien à y vivre de ce côté-là, je peux affirmer et réaffirmer que c’est faux, archi-faux. Ceux qui le feront, verront combien j’ai raison sur ce point.

Je pense qu’une des explications à mes émotions à l’arrivée est qu’il s’agit tout de même de 300 km et que j’ai composé un tour exigeant physiquement, vu que j’ai fait de nombreuses étapes relativement longues pour moi.

Aussi, je me suis permis de composer quelques étapes nouvelles. Celle parcourue avec Pepa de Beckrich à Lulzhausen est, comme on dit, absolument superbe. J’y retournerai en été voir ces endroits féeriques que nous avons traversés. Cette longue étape inédite a aussi été marquée par un « climat » particulièrement hivernal, ce qui a lui a donné une dimension d’exploration du grand nord ;-). Aussi, nous avons composé l’étape suivante vers Wilverwiltz et deux jours plus tard, partant de Troisvierges, j’ai raccourci la longue étape vers Hosingen de deux km en coupant par Binsfeld, dans le gel, le brouillard et pas mal de neige. Deux heures plus tard, toutefois, je pic-niquais au soleil au bord de l’Our.

Aussi, comme chaque randonnée se compose d’un chemin qui amène à faire le « tour de soi du moment », j’ai été confronté au chemin que je suis aussi. A ce niveau, il faut savoir qu’à plusieurs reprises, j’étais proche d’arrêter et de rentrer chez moi (d’autant plus que c’est si facile et rapide à faire!). Cela a commencé la veille même du départ. Comme cela m’arrive fréquemment, je m’étais fait mal au dos. Dans le temps, cela menait inévitablement au « dos bloqué ». Ces dernières années toutefois, j’arrive, grâce notamment à la rééducation posturale globale (RPG), à gérer cela sur plusieurs jours et à ainsi éviter le blocage. Et là, le lundi avant de partir, je suis confronté avec le choix : soit tenter de partir tout de même sachant que le port du sac-à-dos pendant 8 heures de marche pourrait conduire au blocage – ce que je ne me souhaitais pas –, soit ne pas partir. Je me suis finalement dit que je prendrai le risque du départ mais que je ne forcerais pas si je sentais un risque d’aggravation de la blessure. Et à mon grand plaisir, j’ai remarqué que la marche faisait plutôt du bien et qu’après une journée de marche mon dos n’était pas pire. J’ai donc poursuivi, la douleur étant constante mais aussi non-évolutive voire en amélioration. Mais à Vianden quelque chose a basculé. Alors qu’au soir de mon arrivée, j’avais noté que le mal avait pratiquement disparu, je me suis levé le lendemain matin avec une douleur ne me permettant presque pas de lacer mes chaussures. Et en plus il s’agissait ce jour-là de faire la plus longue étape. Là aussi je me suis dit : « Il faut rentrer ». Et là encore, j’ai décidé de voir d’abord comment cela allait évoluer. Après tout, j’allais traverser des patelins comme Reisdorf, Beaufort et Berdorf – il y a des bus et un taxi était toujours possible si nécessaire. Il se fait que la douleur est restée à nouveau constante. Cette étape, je l’ai faite en une traite, tellement que je marchais bien, sans autre pause que celles pour prendre des photos. Et j’aurais pu faire 10 km de plus encore. Mais à Echternach, je me suis rendu compte que si la douleur devait encore s’intensifier, j’allais devoir arrêter. J’ai marché l’étape suivante à l’aise. Et comme je dormais à Luxembourg, j’ai finalement décidé de rentrer chez moi. Là en une heure, j’ai tenté quelques exercices RPG, j’ai changé de sac avec presque rien dedans (il ne restait que deux étapes), j’ai changé de chaussures et j’ai pris une douche. Puis je suis reparti pour dormir à l’auberge. C’était la bonne chose à faire. Dès le lendemain, le dos allait mieux et aujourd’hui j’arrive à nouveau à lacer mes chaussures ;-)

J’ai eu d’autres « alertes physiques ». Durant la nuit à Lulzhausen, une vive douleur « brûlante » au genou m’a réveillé. J’ai tenté d’étirer, de relâcher, de me trouver une position sans douleur, sachant que marcher dessus allait me faire du mal et que cela serait tricher avec moi-même. Deux heures après je me suis rendormi après m’être résolu à arrêter et rentrer sagement chez moi. Mais le lendemain, je ne sentais plus rien, j’en ai parlé avec Pepa et à nouveau j’ai décidé de « voir ». Et je n’ai plus eu cette douleur depuis. Ce fut l’occasion aussi pour Pepa de m’introduire à l’importance de prendre soin du l’enveloppe musculaire qui commence dans les pieds… Ce que j’ai fait en « massant » les pieds avec une balle de tennis qu’elle m’a donnée.

Enfin, au 15e km de la longue étape de Vianden à Echternach, en montant une forte pente, j’ai eu une très vive et soudaine douleur musculaire dans le bas du mollet gauche. Les mollets, c’est ma grande faiblesse, mais rarement le mollet gauche. La douleur ne se manifestait que lorsque je montais. J’ai boîté légèrement les 20 km restants, sachant ce que je risquais en boîtant : me blesser le côté droit. J’ai tout de suite senti aussi que cette blessure-là, si elle devait s’aggraver, pouvait mettre fin de force à mon Wee. Le soir à Echternach, j’ai fait les « massages » avec la balle de tennis, le pied gauche était étonnamment douloureux. J’ai massé pendant près d’une heure, très très en douceur. Le lendemain, j’ai constaté tout de suite que tout allait bien, car la sortie d’Echternach est une longue côte bien pentue.

Finalement, quand même un petit mot sur l'accueil: gé-ni-ale! Je n'ai eu que des sourires, des bras ouverts… Partout, et chacun à sa façon. Et un grand merci à l'hôtel Lamy à Troisvierges pour avoir remplacé mon petit déjeuner par un lunch pack!

Voilà, donc quelques aspects qui ont fait de ce Wee un vrai périple et qui expliquent en partie mes vives émotions à l’arrivée. Ces aspects, chaque randonneur les connaît trop bien, d’une façon ou d’une autre. Ils viennent avec le kit ;-)

Et randonner The Wee ne fait donc pas exception.

2016/03/13 08:27 · thewee_admin · 26 Commentaires

12 mars -- Et de la Moselle à l'Alzette


Et quand tu arrives en haut, continue de grimper

Note: le petit texte du jour est à la fin… comme il se doit 8-)


Une fin de chaîne


Un baiser sans fin


"Oh, this is the end – My only friend, the end" ;-)

https://www.youtube.com/watch?v=vspfOX6Lv9g


La fin. Grâce à la fin, il y a un au-delà. Et puisqu'il y a un au-delà, il n'y a jamais de fin. J'ai remarqué que l'au-delà de la fin de mon chemin de Compostelle, ben c'était le "retour", qui n'est (au présent) que le parcours après le chemin parcouru.

Finalement, il n'y aurait peut-être pas de fin. Et si cela devait être vrai, c'est qu'il n'y aurai pas de début non plus, puisque pour arriver à la fin, il suffirait alors de faire demi-tour et mettre fin lorsqu'on arrive au début.

Mais alors…

Letsagoo!



2016/03/12 17:29 · thewee_admin · 0 Pas de commentaires

11 mars -- Les ponts échanges mosellanes

Pour moi, journée "être(e) humain(s)" et discussions (monologue? 😉 ) avec la coach Laurence Falcetta (ENOYA coaching).

Une étape totalement dans la douceur.

Avant, En attendant le bus, ceci… volé –


Et puis en route…

Et ceci

Enfin ceci


2016/03/11 18:40 · thewee_admin · 0 Pas de commentaires

10 mars -- De la Sure à la Moselle

Journée Compostelle à plus d'un titre. Une seule balise à suivre.

L'occasion pour moi de profiter de la marche pour réintégrer les touts dans leurs parties… Par exemple, si je veux, avec de la douleur je peux créer de la douceur. Si je veux.

Autres exemples:

La photo ci-dessus me rappelle que conscientiser l'ombre crée une lumière qui peut éclairer l'ombre.

Et celle ci-dessous, me dit que c'est au dehors que s'exprime mieux le dedans (d'où la marche).

Et puis, ci-dessous… Seules nos perceptions séparent la laideur de la beauté.


Aussi le passé raconte-il sans cesse le présent qui crée le passé.


Et l'ailleurs a tot fait de rattraper l'ici qui est déjà loin.


La fermeture créé l'ouverture à la fermeture.


C'est le froid qui transforme le chaud…


… et la mort qui ramène (à) la vie.


Et puis, c'est le Un qui célèbre la séparation m'invitant à me reunir.


Ben oui, si je veux.

2016/03/10 17:49 · thewee_admin · 0 Pas de commentaires

9 mars -- De l'Our à la Sure


Quelle belle étape encore. 35 km et je trouve qu'elle était trop courte 😀

Il est bien connu que les arbres abritent en eux les âmes de cette Planète. Lesdits âmes vivent alors leur(s) vie(s) de cheminements et de transformations au sein des arbres. Et elles vieillissent avec les arbres et quand ces derniers meurent, les âmes sont accueillies par d'autres arbres et poursuivent leurs cheminements et transformations… Ainsi se transformant depuis la nuit des temps, elles ont souvent des allures bizarres.

Mais ces allures ne sont pas visibles pour les yeux car les âmes vivent au plus profond des arbres. Toutefois, il arrive, pour diverses raisons, qu'elles se montrent quelque peu à la surface de leur hôte. Alors, en cherchant bien, nous pouvons deviner leur silhouette.

Mais seulement en cherchant bien. Et au bon endroit. Et avec le bel angle. Et puis sur les grands arbres, elles ont tendance à monter tout en haut, loin des regards…

Aujourd'hui, j'ai tenté d'en chercher et d'en photographier. Exercice périlleux s'il en est car, comme il s'agit de regarder les arbres de bas en haut et tout autour – tout en marchant – vous imaginez les risques…

Mais, croyez-moi, je ne vais pas me plaindre.

Alors, affutez votre perception imaginative… N'hésitez pas à agrandir et si malgré tout vous ne trouvez pas, essayer demain, on ne sait jamais 😉

Ci-dessous, une âme à visage presque humain?


Ci-dessous, une sorte de cerf à tête de chien?


Ci-dessous, une âme sanglier?


Ci-dessous, une âme montreuse de chemin?


Ci-dessous, j'avais vu une voire deux ames lézards surprise(s) dans ces racines, mais je ne les vois plus sur la photo –??


Ci-dessous – sans paroles 😉


Et la vidéo de l'étape – je ne pouvais pas m'empêcher de faire cette redite 😉

http://youtu.be/NipssVWhJRw



2016/03/09 16:47 · thewee_admin · 0 Pas de commentaires
blogg.txt · Dernière modification: 2016/03/28 08:55 par thewee_admin